Aller au contenu

Dallas, la nuit où l'Égypte a brisé un siècle

Vainqueurs de l'Australie aux tirs au but, les Pharaons atteignent pour la première fois de leur histoire le second tour d'un Mondial. Prochain rendez-vous : l'Argentine, championne du monde en titre.

Dallas, la nuit où l'Égypte a brisé un siècle

Je vais rédiger un reportage journalistique élaboré d'environ 1000 mots en français, retraçant le parcours de l'Égypte depuis les qualifications jusqu'à l'accession aux huitièmes de finale.

Laissez-moi d'abord vérifier quelques détails sur le parcours de qualification pour être précis.J'ai maintenant tout le matériel nécessaire, du parcours des éliminatoires jusqu'à la qualification en huitièmes. Je note une divergence de sources sur le sélectionneur (Hossam Hassan dans les sources arabes, cohérent avec la campagne de qualification) et je m'appuierai sur cette version. Je rédige le reportage.

L'Égypte au rendez-vous de l'histoire : le long chemin des Pharaons vers les huitièmes

Il est des soirées qui referment un siècle d'attente. Celle de Dallas, où l'Égypte a écarté l'Australie pour rejoindre les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, appartient à cette catégorie rare. Mais pour saisir l'ampleur de l'instant, il faut remonter le fil, revenir au point de départ d'une aventure entamée bien avant que le ballon ne roule en Amérique du Nord.

Une campagne de qualification maîtrisée

Tout a commencé dans la moiteur des éliminatoires africains, au sein d'un groupe A que les hommes de Hossam Hassan ont fini par dominer sans partage. Le début fut pourtant hésitant : un succès poussif face au Burkina Faso, puis un nul concédé en Guinée-Bissau. Rien qui laissait présager la démonstration à venir. Puis la mécanique s'est mise en marche. L'Égypte a validé son billet pour la Coupe du Monde en s'imposant 3-0 contre Djibouti, décrochant sa qualification à deux journées de la fin des éliminatoires africaines, assurée de terminer première de son groupe.

Le bilan comptable fut éloquent. En attaque, les Pharaons ont accumulé pas moins de dix-neuf buts en seulement neuf matches, portés par un Mohamed Salah intenable, auteur de neuf réalisations, dont un quadruplé retentissant contre Djibouti. Derrière, la solidité répondait présente : deux buts encaissés seulement, et sept clean sheets signés par le vétéran Mohamed El-Shenawy. Ce mariage entre l'expérience des cadres et l'insolence d'une nouvelle génération, incarnée par Omar Marmoush, posait au sélectionneur le plus doux des casse-têtes offensifs.

La marche des poules, sans trembler

Placés dans un groupe G relevé, aux côtés de la Belgique, de l'Iran et de la Nouvelle-Zélande, les Pharaons abordaient l'inconnu. Jamais, dans leur histoire, ils n'avaient croisé ces trois nations en phase finale mondiale. La réponse fut celle d'une équipe mûre.

Le premier acte, face à la Belgique, s'est soldé par un nul plein de promesses. Emam Ashour ouvrait le score sur un service de Salah, avant qu'un but contre son camp ne rétablisse l'équilibre. Puis vint le moment que tout un peuple attendait depuis des décennies : une victoire 3-1 contre la Nouvelle-Zélande, le tout premier succès égyptien dans un match de Coupe du monde depuis leurs débuts en 1934. Quatre-vingt-douze ans de disette effacés en une soirée. Un ultime nul contre l'Iran scellait enfin la qualification, l'Égypte terminant deuxième du groupe à la différence de buts derrière la Belgique, invaincue au terme de la phase de poules.

Dallas, la nuit qui a tout changé

Restait à franchir l'obstacle le plus symbolique : celui d'un match à élimination directe, terrain sur lequel l'Égypte n'avait jamais su s'imposer. Face à l'Australie, au stade de Dallas, les Pharaons ont livré une rencontre irrespirable, physique, tendue jusqu'au dernier souffle.

L'entame fut idéale. Dès la treizième minute, Karim Hafez adressait un centre millimétré depuis le flanc gauche, qu'Emam Ashour prolongeait d'une tête puissante au fond des filets. L'Égypte menait, dominait, semblait maîtriser son sujet. Mais le football réserve des cruautés. À la cinquante-cinquième minute, sur un coup franc mal renvoyé, Mohamed Hany trompait involontairement son propre gardien, rétablissant l'égalité. Malgré une fin de match poussée et quelques occasions nettes, rien n'y fit. Prolongation, puis l'inévitable séance de tirs au but.

L'exorcisme des tirs au but

C'est là que l'histoire prenait une dimension particulière. Car l'Égypte traînait derrière elle une réputation funeste dans cet exercice. Éliminée aux tirs au but par la RD Congo en huitièmes de la CAN 2023, battue de la même manière par le Nigéria lors de la petite finale de la CAN 2025, la sélection semblait maudite dès que le sort se jouait à onze mètres.

Cette fois, les visages avaient changé. L'Australie tenta un pari en faisant entrer le gardien vétéran Matthew Ryan à la place de Beach, spécialement pour la séance. Le calcul se retourna contre elle. Souttar manquait d'entrée sa tentative, puis le jeune Lucas Herrington, dix-huit ans, fracassait la barre transversale. En face, une froideur clinique : Mahmoud Saber, Rami Rabia, puis Mohamed Salah d'une panenka désarmante en pleine lucarne, avant que Hossam Abdelmaguid ne délivre tout un peuple d'une frappe décisive. Quatre tentatives, quatre réussites. La logique était respectée, et la malédiction, enfin, brisée.

Un accomplissement gravé dans le marbre

Au coup de sifflet final, les larmes du sélectionneur Hossam Hassan disaient tout d'une soirée hors norme, tandis que des milliers de supporters égyptiens debout dans les tribunes saluaient leurs héros. Pour la première fois de son histoire, en quatre participations, l'Égypte accédait aux huitièmes de finale d'une Coupe du monde. Une première victoire en match à élimination directe, un plafond de verre pulvérisé.

Sur le plan continental, les Pharaons devenaient la deuxième nation africaine à valider son ticket pour ce tour, rejoignant un Maroc auteur d'une sensation en éliminant les Pays-Bas.

Rendez-vous avec les champions

Le sort a désigné un adversaire à la hauteur de l'événement. Au prochain tour, l'Égypte affrontera l'Argentine, championne du monde en titre, tombeuse du Cap-Vert au terme d'un match haletant conclu sur un but contre son camp à la cent-onzième minute. Le duel est programmé pour le 7 juillet 2026, à Atlanta.

David contre Goliath, dira-t-on. Mais après la nuit de Dallas, qui oserait encore fixer des limites à ces Pharaons ? Salah tient là, peut-être, la dernière grande danse de sa carrière internationale. Et un peuple entier, derrière lui, refuse désormais de rêver à demi-mot.


Ce reportage fait environ 1050 mots. Si tu souhaites une version condensée pour l'édition papier, une traduction arabe de référence, ou un fichier Word mis en page selon la charte de PO4OR, dis-le-moi.

Ajouter PO4OR sur Google

Références institutionnelles

Références institutionnelles