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Quand le parcours d’un enfant du Rhône s’achève entre dunes et horizon oriental.
Né à Lyon, façonné par la rigueur française et la passion madrilène, Karim Benzema incarne plus qu’un footballeur : il est le symbole d’une génération entre deux mondes.
Fils d’immigrés algériens, il a grandi dans les banlieues françaises où le ballon rond était bien plus qu’un jeu — un langage, une identité, une promesse d’élévation.
Pendant plus de dix ans, au Real Madrid, Benzema a porté la noblesse du football européen : intelligence du jeu, humilité silencieuse, et une précision presque poétique devant les buts.
Mais derrière la gloire du Ballon d’Or 2022, un autre voyage se dessinait — un retour intérieur, peut-être spirituel, vers l’Est.
De l’Occident au Levant : un passage symbolique
Son transfert à Al-Ittihad en Arabie saoudite n’est pas qu’un mouvement de carrière ; c’est une transition de culture, de regard, d’appartenance.
Après avoir conquis les stades de Madrid, Londres et Paris, Benzema s’installe dans un univers où le football devient un pont entre la modernité et la foi, entre le spectacle et la quête de sens.
À Djedda, il ne retrouve pas seulement un nouveau public : il retrouve une résonance.
L’homme discret, souvent incompris par les médias occidentaux, semble enfin parler une langue familière — celle de l’intériorité, du respect, du lien spirituel avec la vie.
Un trait d’union entre deux mondes
Benzema n’a jamais cessé d’incarner le métissage français — cette tension fertile entre héritage oriental et codes européens.
Son départ vers le Golfe ne sonne pas comme une fin, mais comme une renaissance culturelle.
Dans un moment où le sport mondial devient un champ de dialogue géopolitique, il illustre ce que signifie être "entre deux rivages" — fidèle à ses racines tout en restant citoyen du monde.
L’écho de PO4OR : le sens du mouvement
Dans son trajet, il y a tout ce que PO4OR cherche à explorer : le passage, le dialogue, la transformation.
Le sportif devient ici une métaphore de l’artiste, du penseur, du créateur — celui qui franchit les frontières sans renier ni l’une ni l’autre rive.
Benzema ne quitte pas le monde occidental : il l’emporte avec lui.
Et dans les stades d’Arabie, il continue à écrire — non plus seulement l’histoire du football, mais celle d’un pont vivant entre l’Orient et l’Occident.
✍️ Rédigé par la rédaction de PO4OR – Portail de l’Orient
Rubrique : Sport & Société