Kareem Sorour traverser le récit

Entre calcul et narration, entre structure mentale et intuition artistique, certains parcours dessinent une trajectoire singulière qui dépasse la simple évolution professionnelle. Celui de Kareem Sorour s’inscrit dans cette zone hybride où le déplacement d’un champ à un autre ne constitue pas une rupture mais une transformation progressive

Şebnem Bozoklu habiter la justesse

Dans un paysage audiovisuel souvent dominé par l’intensité démonstrative, l’exagération émotionnelle et la quête permanente de visibilité, certaines actrices construisent leur trajectoire autrement. Elles n’imposent pas leur présence par le bruit ou l’excès, mais par une précision intérieure qui transforme chaque rôle en espace de respiration.

Darine Chahine traduire le réel sans le posséder

Certaines présences médiatiques ne cherchent pas à occuper l’espace par le volume de la voix ou la spectacularisation du réel, mais par une forme plus rare : celle de la médiation. Dans un paysage audiovisuel où l’attention se dispute à coups de visibilité rapide, Darine Chahine incarne une autre

Kourosh Tahami traverser l’image pour raconter une société

Il ne s’agit pas seulement d’apparaître à l’écran. Certains acteurs habitent une trajectoire plus discrète, presque souterraine, où chaque rôle devient une archive vivante d’un monde en transformation. Le parcours de Kourosh Tahami appartient à cette catégorie rare : celle des interprètes dont la présence ne cherche

Rola Kadri entre image et pop

À une époque où les images circulent plus vite que les identités ne se construisent, la chanteuse arabe contemporaine ne se définit plus uniquement par sa voix ou par ses chansons, mais par sa capacité à habiter un espace visuel et numérique complexe. Dans ce contexte, le parcours de Rola

Abir Sayah construire la présence dans l’invisible

Il existe des trajectoires qui ne cherchent pas à s’imposer immédiatement dans le champ visible. Non par manque d’ambition, mais par fidélité à une temporalité différente, plus lente, plus dense, où l’artiste choisit de bâtir avant d’apparaître. Le parcours d’Abir Sayah appartient à cette catégorie

Sina Muhammad cinéma de la fragilité

Il ne s’agit pas ici d’un cinéma qui cherche à raconter la guerre frontalement ni d’une œuvre qui revendique une identité par le bruit. Chez Sina Muhammad, la caméra avance autrement. Elle se rapproche, ralentit, observe ce qui tremble à l’intérieur des gestes ordinaires. Là où
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