Barbara Lamballais Quand la scène devient un tribunal de la mémoire : le théâtre comme acte de justice
Le théâtre de Barbara Lamballais ne cherche ni l’adhésion immédiate ni l’émotion spectaculaire. Il avance autrement. Par rigueur. Par responsabilité. Par fidélité à une idée exigeante de la scène comme espace civique, où la parole n’est jamais décorative, mais engagée dans le réel. Chez elle, jouer, écrire
Assala Lamaa Écrire pour contenir : une poétique du silence et de la retenue
Assala Lamaa écrit sans se raconter. Non par refus de soi, mais par choix d’une éthique de la langue. Chez elle, le poème ne se présente ni comme confession ni comme prise de position. Il ne cherche pas à convaincre, encore moins à émouvoir par accumulation d’aveux. Il
Soudade Kaadan Quand une image suffit à faire film, éthique du regard et mémoire incarnée
Le cinéma de Soudade Kaadan naît d’un seuil précis, celui où une image impose sa nécessité avant toute construction narrative. Non comme une trouvaille esthétique, mais comme une vision intérieure qui oblige à penser, à attendre, à travailler le sens jusqu’à sa forme juste. Chez elle, l’image
Mohammed Reda Benjelloun Ou la responsabilité tranquille d’un regard institutionnel
Il est des figures dont la présence ne se mesure ni à la visibilité médiatique ni à la rhétorique de l’affirmation. Elles opèrent ailleurs : dans la continuité, dans la gestion du temps long, dans la capacité à tenir une institution sans l’écraser de soi. Mohammed-Reda Benjelloun appartient à
Bernadette Houdeib Le corps, la discipline, la trace
Le silence n’est pas une absence chez Bernadette Houdeib.
Il est une méthode. Une manière de tenir le monde à distance juste pour pouvoir l’habiter pleinement. Sur scène comme dans la transmission, elle n’avance jamais par débordement, mais par précision. Chaque geste est compté, chaque pause assumée,
Nadia Kamali Marouazi Le scénario comme lieu de mémoire active
On reconnaît une écriture sérieuse à un signe discret mais décisif : elle ne cherche jamais à séduire le regard avant d’avoir éprouvé sa propre nécessité. Le travail scénaristique de Nadia Kamali Marouazi s’inscrit dans cette logique exigeante. Chaque projet semble précédé d’une question silencieuse : pourquoi raconter cela,
Karina Testa, tenir là où d’autres s’exposent
Parfois, des artistes dont le parcours ne se laisse pas résumer par une filmographie ou une succession de projets. Des artistes pour qui le jeu n’est pas un métier au sens fonctionnel, mais une position dans le monde. Karina Testa appartient à cette catégorie rare. Chez elle, jouer n’