Caroline Anglade Habiter le rôle comme on habite le monde
Caroline Anglade n’entre pas dans un rôle comme on entre en scène. Elle y entre comme on entre dans un lieu déjà habité, chargé d’empreintes invisibles, de silences persistants, de gestes qui ont précédé et qui survivront. Son jeu ne procède ni de l’appropriation ni de la
Nay Tabbara Monter le monde pour en révéler la faille
Nay Tabbara ne vient pas au cinéma par la déclaration, mais par la coupe. Son regard s’est formé dans l’intervalle précis où une image cesse d’être illustrative pour devenir signifiante. C’est là, dans cette zone d’ajustement et de tension, que se construit son œuvre. Réalisatrice,
Baya Rehaz : une actrice française au cœur du cinéma d’auteur contemporain
Il y a chez Baya Rehaz une constance rare : celle d’un travail qui ne cherche jamais à séduire le regard, mais à l’obliger à rester. Sa trajectoire ne relève ni de l’accumulation ni de la visibilité forcée. Elle s’inscrit dans un rapport long au jeu, à
Maria Kassab Habiter le cinéma depuis l’intérieur
Le cinéma de Maria Kassab ne se présente jamais comme une affirmation. Il avance à pas mesurés, à partir de zones fragiles, souvent muettes, qu’il ne cherche pas à éclairer de force. Son geste artistique consiste moins à montrer qu’à organiser une expérience intérieure, à lui donner une
Lydia Slater Quand la mode devient une autorité culturelle silencieuse
Certaines trajectoires s’imposent sans bruit. Elles ne cherchent ni la reconnaissance immédiate ni l’adhésion émotionnelle. Elles se construisent par la cohérence, la durée et la capacité à organiser le sens plutôt qu’à l’exhiber. Le parcours de Lydia Slater s’inscrit dans cette logique rare d’une
Marie-Estelle Dupont Quand la psychologie cesse de rassurer pour commencer à penser
Marie-Estelle Dupont n’est pas entrée dans l’espace public pour apaiser. Elle y est entrée pour déranger. Non par provocation, mais par fidélité à une discipline ,la psychologie clinique ,qu’elle refuse de voir réduite à un langage de consolation, de slogans ou d’ajustement social. Son parcours dessine
Mona Abou Hamze ou la maîtrise du temps médiatique
Certains parcours ne se lisent ni par l’accumulation des apparitions ni par la quantité des réactions suscitées. Ils se lisent dans le temps long, dans la constance d’un geste, dans la capacité à durer sans se déformer. Le parcours de Mona Abou Hamze appartient à cette catégorie rare.