Ghadan Aboud, ou écrire par nécessité et jouer pour s’éloigner de soi
Certains parcours refusent les définitions étroites et les titres uniques, préférant s’inscrire dans une cohérence intérieure patiemment construite. Celui de Ghada Aboud relève de cette exigence rare. Elle ne se pense ni comme une actrice passée à l’écriture, ni comme une romancière attirée par l’image. Sa trajectoire
Pauline Clavière : écrire sans détour, tenir la langue face au réel
Écrire, pour Pauline Clavière, n’a jamais été une manière de se raconter. C’est un travail de précision, presque de retrait, qui consiste à approcher le réel sans le domestiquer. Ses textes ne cherchent ni l’effet ni la séduction ; ils avancent par frottement, par ajustements successifs, en acceptant
Nada Haddaoui, ou construire une présence sans céder à l’image
Certaines trajectoires d’actrices se construisent loin du bruit, dans une attention constante portée au métier plutôt qu’à la visibilité. Celle de Nada Haddaoui s’inscrit dans cette logique de retenue et de durée. Depuis ses premières apparitions, elle avance sans empressement, préférant consolider son jeu, affiner ses choix
Jad Abu Ali, ou habiter l’image sans s’y dissoudre
Il existe des artistes qui entrent dans l’image pour y être reconnus, et d’autres qui y entrent pour y travailler. Jad Abu Ali appartient résolument à cette seconde catégorie. Une catégorie plus discrète, plus exigeante, où la visibilité n’est jamais une fin, mais une conséquence. Chez lui,
Mais Harb, ou la voix comme exercice de présence intérieure
Il est des voix qui cherchent à séduire, d’autres à convaincre. Et puis il existe des voix plus rares, qui ne cherchent rien d’autre que la justesse. Des voix qui ne se projettent pas vers l’extérieur mais s’enracinent, d’abord, dans un espace intérieur dense, silencieux,
Farah Alhashem, ou filmer comme acte de mémoire et de résistance
Le cinéma de Farah Alhashem ne procède ni de l’urgence ni de la démonstration. Il s’élabore dans une zone plus fragile, plus lente, où regarder implique d’assumer ce que l’on voit. Loin des récits fermés et des images explicatives, son travail s’inscrit dans une pratique
Sofia Marikh, ou la fidélité silencieuse à la voix intérieure
Certaines trajectoires artistiques se construisent dans l’écart plutôt que dans la présence continue. Elles avancent en respectant le rythme intérieur, acceptant le silence comme une nécessité et non comme un manque. Le parcours de Sofia Marikh s’inscrit dans cette logique rare, où se retirer ne signifie jamais disparaître,