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Dhahran franchit la distance du rêve vers l'industrie avec l'ouverture de la 12ᵉ édition du Festival du film saoudien

« Chaque histoire est un voyage ».. une ouverture qui marie la musique au cinéma et rend hommage à Haifaa Al-Mansour

Dhahran franchit la distance du rêve vers l'industrie avec l'ouverture de la 12ᵉ édition du Festival du film saoudien

Dhahran – po4or

La 12ᵉ édition du Festival du film saoudien s'est ouverte à Dhahran. Organisée par l'Association du cinéma en partenariat avec le Centre culturel mondial du Roi Abdulaziz « Ithra » et avec le soutien de la Commission du film, la manifestation se déroule sous le thème « Chaque histoire est un voyage », au milieu d'une présence remarquée d'une pléiade de cinéastes saoudiens et arabes, pour une édition qui se poursuit jusqu'au 2 juillet prochain. Par ses programmes, ses compétitions et ses chiffres, cette édition confirme que le festival n'est plus un simple rendez-vous annuel de projection, mais bien une plateforme intégrée qui accompagne le cinéma saoudien dans son passage du rêve à l'industrie.

Une ouverture festive qui marie la musique à l'image

La cérémonie d'ouverture, animée par l'artiste Faisal Al-Dukhi et la journaliste Soha Al-Waal, a été marquée par une prestation artistique du violoncelliste Mohammed Al-Qahtani, dans une atmosphère festive mêlant musique et cinéma, qui a posé dès les premiers instants la tonalité humaine et émotionnelle revendiquée par cette édition.

La cérémonie a présenté les traits de la nouvelle édition, intitulée « Le cinéma du voyage », conçue comme une célébration des parcours qui ont débuté comme des rêves individuels avant de se transformer en expériences, en amitiés et en une production cinématographique grandissante. Les organisateurs ont également dévoilé un programme intitulé « Coup de projecteur sur le cinéma coréen », une initiative qui traduit l'ouverture du festival aux expériences internationales et sa volonté d'ancrer l'échange culturel avec les scènes cinématographiques les plus marquantes du monde.

Le directeur adjoint du festival et conseiller culturel d'« Ithra », Tariq Khawaji, a prononcé une allocution dans laquelle il a affirmé que le festival conjugue l'authenticité de l'identité saoudienne et l'ouverture sur le monde. De son côté, le président du conseil d'administration de l'Association du cinéma, Abdulrahman Al-Ghannam, est revenu sur le parcours du festival et son rôle continu dans le soutien à l'industrie cinématographique locale.

À la suite des allocutions, un court métrage a retracé le parcours du festival au fil de onze éditions précédentes, mettant en lumière les transformations qu'a connues le cinéma saoudien et les efforts menés par une génération de jeunes rêveurs pour faire du cinéma une industrie en pleine croissance dans le Royaume.

Un hommage exceptionnel à Haifaa Al-Mansour

L'hommage rendu à la réalisatrice saoudienne Haifaa Al-Mansour, désignée personnalité honorée de cette année, a constitué le temps fort de la cérémonie, en reconnaissance de son rôle pionnier dans l'industrie du cinéma saoudien et d'un parcours qui s'est étendu du local à l'international.

L'hommage a été précédé de la projection d'un court métrage documentant les principales étapes de la carrière de la cinéaste, la décrivant comme « la voix lorsque régnait le silence » et retraçant son expérience depuis son documentaire « Femmes sans ombre » jusqu'à son film le plus célèbre, « Wadjda », qui a marqué un tournant dans l'histoire du cinéma saoudien moderne.

Dans son allocution, Haifaa Al-Mansour a exprimé sa fierté de recevoir cette distinction, soulignant qu'elle revêt une valeur particulière en raison de son lien avec le lieu où elle a grandi et fait ses premiers pas artistiques dans la Province orientale. Elle a évoqué les moments de tournage de ses premières œuvres ainsi que les efforts qui ont accompagné la création de la première commission saoudienne chargée de présenter des films aux Oscars.

314 candidatures et 26 films en compétition

Le festival a annoncé, lors de la cérémonie d'ouverture, les chiffres de la nouvelle édition, qui a enregistré 314 candidatures, dont 249 films et 65 projets, tandis que 26 films se disputent 9 Palmiers d'or, répartis entre 6 longs métrages (dont 5 du Golfe), 13 courts métrages (dont 3 du Golfe) et 7 films documentaires, en plus du programme des projections parallèles.

Ces chiffres témoignent de l'élargissement de la base de participation et de la croissance de la production locale et golfienne. Le Marché de la production poursuit par ailleurs son rôle de soutien aux projets cinématographiques, en mettant en relation les cinéastes avec les sociétés de production, parallèlement à l'organisation d'une série de conférences et d'ateliers spécialisés visant à affiner les talents et à accompagner les projets vers des phases de production plus professionnelles.

Une présence étoilée et un film d'ouverture issu du patrimoine

Le tapis rouge a vu défiler plusieurs stars de l'art saoudien, parmi lesquelles Elham Ali, Khaled Saqr, Baraa Alem, Tarfa Al-Sharif, Aisha Kay et Khairia Abu Laban, dans une scène reflétant l'élan que connaît désormais l'industrie cinématographique saoudienne et l'élargissement du cercle d'intérêt qu'elle suscite.

La cérémonie d'ouverture s'est achevée par la projection du documentaire « Le Roi des épaules », qui raconte l'histoire de la fabrication du « bisht » saoudien et son cheminement de l'artisanat traditionnel jusqu'à la symbolique de l'identité et du prestige, dans une œuvre qui incarne le lien du cinéma avec le patrimoine local et s'accorde avec la vision intellectuelle portée par cette édition.

Une plateforme qui écrit un nouveau chapitre

Avec ce lancement, la 12ᵉ édition confirme que le Festival du film saoudien a dépassé le simple cadre d'un rendez-vous de projection pour devenir une plateforme intégrée alliant création, formation, développement professionnel, échange culturel et soutien aux talents. Une réalité qui reflète la maturité atteinte par le cinéma saoudien et consacre sa présence montante parmi les scènes cinématographiques arabes les plus vivantes et les plus influentes, dans une trajectoire qui continue d'écrire un nouveau chapitre de son histoire tout au long des journées du festival, jusqu'au 2 juillet.

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