Rindala Kodeih, ou construire une présence à partir du regard
Il existe des trajectoires artistiques qui avancent par visibilité, et d’autres qui se construisent par déplacement intérieur. Le parcours de Rindala Kodeih appartient résolument à cette seconde catégorie. Ni spectaculaire, ni linéaire, il s’inscrit dans une logique de maturation lente, où chaque étape ne cherche pas à s’
Salma Chalabi, ou habiter le jeu comme une responsabilité
Il y a des actrices qui cherchent la lumière, et d’autres qui cherchent la justesse. Salma Chalabi appartient à cette seconde lignée, plus rare, plus exigeante, où le métier ne se mesure ni à la fréquence des apparitions ni à l’intensité de la visibilité, mais à la capacité
Amjad Abu Alala, ou filmer le temps depuis la marge
Le cinéma d’Amjad Abu Alala ne cherche ni l’actualité brûlante ni l’effet immédiat. Il s’inscrit dans une autre temporalité : celle de la durée, de la mémoire qui sédimente, de la parole qui mûrit avant de se donner. Chez lui, l’image n’est jamais une preuve
Brigitte Kuster Habiter Paris, responsabilité et mémoire
Paris ne se comprend pas à travers ses images. Elle se déchiffre dans ses mécanismes, dans ses lenteurs, dans les équilibres fragiles qui permettent à une ville-monde de rester habitable malgré la pression permanente qui s’exerce sur elle. Capitale politique autant que symbole global, Paris ne tient pas par
Rim Bougamra, ou exercer l’information depuis l’intérieur du cadre
Rim Bougamra occupe un espace précis, rarement interrogé avec rigueur : celui de la journaliste-présentatrice installée au cœur du dispositif médiatique, là où le journal télévisé cesse d’être un simple outil de transmission pour devenir une architecture de pouvoir symbolique. Son travail ne se comprend ni par la popularité, ni
Nejib Belhassen, ou tenir le rôle sans se laisser enfermer par l’image
Le parcours de Nejib Belhassen ne se lit pas comme une ascension linéaire ni comme une trajectoire de starification progressive. Il se construit par déplacements successifs, par ajustements constants entre des systèmes de production, des langues, des imaginaires et des attentes souvent contradictoires. Son travail d’acteur s’inscrit dans
Jamel Debbouze, ou la maîtrise du non-lieu
On a beaucoup écrit sur Jamel Debbouze. Trop, peut-être. Sur son humour, son parcours, son succès, son rôle dans le paysage culturel français. Mais très rarement sur ce qui constitue le cœur réel de sa singularité : sa capacité à ne jamais habiter la place qu’on lui assigne. Ni pleinement