PORTRAITS
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Yasmine Al Massri Le corps comme territoire
Dans un paysage audiovisuel où les identités sont souvent simplifiées pour devenir lisibles, certaines artistes choisissent un chemin inverse : complexifier la présence plutôt que la réduire. Yasmine Al Massri appartient à cette catégorie rare d’actrices pour lesquelles jouer ne signifie pas disparaître derrière un rôle, mais élargir l’espace
Rania Barghout La voix comme passage, l’écoute comme transformation
Dans un monde saturé de paroles rapides et de réponses instantanées, certaines voix choisissent un autre chemin : ralentir, écouter, contenir. Rania Barghout appartient à cette catégorie rare de figures médiatiques qui ont traversé la visibilité pour atteindre une autre dimension du langage. Chez elle, le dialogue ne constitue plus une
Anatole Édouard Nicolo écrire depuis la faille
La littérature commence parfois là où l’on n’est pas censé exister. Non pas dans la lumière des trajectoires évidentes, mais dans cet espace discret où l’expérience reste sans langage. Avec À l’ombre des choses, Anatole Édouard Nicolo ne signe pas simplement un premier roman remarqué ,récompensé
Sharbel Bou Mansour Celui qui ne capture pas l’image, mais fabrique la croyance visuelle
À l’ère de la saturation visuelle, où chaque instant devient une image et chaque image prétend devenir une vérité, le rôle du photographe ne consiste plus simplement à enregistrer le réel. Il s’agit désormais d’intervenir dans la fabrication du regard collectif. Sharbel Bou Mansour appartient à cette
Nora Rahal Après le silence
Le silence arrive parfois avant la voix. Non comme une absence, mais comme une transformation invisible qui oblige l’artiste à réapprendre son propre souffle. Chez Nora Rahal, le chant n’est pas une affirmation constante de présence ; il apparaît comme un retour, presque une réconciliation avec le temps. Sa
Aws Al Sharqi filmer le rire comme un acte de conscience
Dans l’histoire récente de la télévision arabe, la comédie a souvent été réduite à une fonction de divertissement rapide, destinée à alléger le quotidien sans nécessairement l’interroger. Pourtant, certains créateurs ont progressivement déplacé cette frontière, transformant le rire en un outil critique capable de révéler les tensions invisibles
Alexis Michalik l’ingénieur des récits et l’architecte du temps théâtral
Dans un paysage théâtral français souvent partagé entre héritage institutionnel et expérimentation conceptuelle, Alexis Michalik occupe une position singulière : celle d’un artisan du récit. Ni simplement metteur en scène, ni uniquement auteur dramatique, il apparaît comme un ingénieur narratif, capable de transformer la scène en un espace de circulation